Signe de feu, mi homme mi cheval, archer sur le point de tirer sa flèche jusqu’à l’infini. Les assyriens l’identifiaient à Nergal, le dieu archer et les babyloniens à un centaure à 2 têtes. Une sorte de Mars babyloniens qui a donnait le jour à la figure représentative de ce signe dans les horoscopes. Les hébreux l’associaient à « José, dont l’arche à conservé sa force ». Mais ce furent les Grecs qui firent du Sagittaire la représentation la plus exacte. Pour eux, il symbolisait le centaure Quiron, maître archer d’Achille et connaisseurs des infinis secrets de la nature. Quiron fut le professeur d’Esculape et de nombreux héros de l’antiquité. Il était immortel, ce qui ne l’empêcha pas de renoncer généreusement à la vie éternelle pour libérer Prométhée.
Le mythe du sagittaire est représenté par le neuvième travail d’Hercules : éliminer les oiseaux maléfiques qui habitaient le marais d’Estinfale. Ils avaient le bec et les griffes de fer affilées comme des épées, leurs plumes étaient des piques de fer. Lorsqu’Hercules arriva au marée, 3 des oiseaux se jetèrent sur lui et il dut répondre à cette attaque avec sa puissante masse, sans pouvoir les vaincre. Il réfléchit et pensa à la meilleure manière de les vaincre. Il essaya de les tuer en tirant des centaines de flèches mais il ne put en atteindre que peu. Ils en vivaient des milliers dans le marais. Il pensa à mettre des pièges, mais il lui était impossible de rentrer dans le marais. Il se souvint donc d’un enseignement de son maître : « la flamme qui brille au-delà de l’esprit révèle la direction à suivre ».
Hercules avait 3 grands plateaux qui émettaient un son surnaturel, il était pénétrant et désagréable, insoutenable même pour le héros qu’était hercules. Il se boucha les oreilles et, lorsque vint le crépuscule, frappa les plateaux. Etourdis, effrayés, les oiseaux s’enfuirent du marais pour ne plus jamais y revenir.
Les trois oiseaux que les Sagittaires doivent faire fuir sont : les murmures cruels (parler de ce que l’on ne connais pas, comme si on le connaissais, répéter ce que l’on nous a répété), parler de soi même, vivre préoccupé par ses petits problèmes et croire que l’on est le centre du monde, parler de choses qui n’intéressent que soi même.

